samedi 11 février 2012

Stride la vampa...

Bluffée par Le Trouvère, hier soir, au Capitole.
La critique de Bruno Serrou dans la Croix, et mes commentaires:
"Sa mise en scène sans direction d’acteur livre les chanteurs à eux-mêmes."
Entièrement d'accord, le point faible de la représentation: acteurs trop hiératiques, dans un décor très dépouillé -- certes, ça tire, non sans raison, cette histoire délirante de vengeance familiale et de frères ennemis/inconnus vers la tragédie antique, mais c'est un peu pesant; l'idée de remplacer l'ajoût français de partie dansée par qq pas de danses n'est pas sotte.

" La scénographie de William Orlandi se réduit à de violentes chutes de voiles en soie peinte, si récurrentes qu’elles en deviennent irritantes, et à des costumes souvent grotesques… ".
Les costumes ne sont pas renversants, mais de là à être grotesques... Quant au décor (ou à son absence), j'ai trouvé que c'était plutôt un moyen malin d'éviter de casser la tension émotive par les 7 (oui, 7!) changements de tableau imposés par l'oeuvre. Et franchement, je ne vais pas à l'opéra pour les décors ni pour les costumes ; je n'y prête attention que quand ils m'irritent profondément (comme ceux du Manon Lescaut vu à Vienne il y a quelques années, qui faisaient tellement écran à la magnificence de la musique et du chant que c'en était presque à pleurer; heureusement, vu les places qu'on avait, on ne voyait quasiment pas le décor :-)))

"Heureusement, le spectacle bénéficie de la direction musicale habitée de Daniel Oren [...] : attentif aux voix, il joue d’un nuancier subtil qui, de toute évidence, enchante l’Orchestre du Capitole et rehausse une distribution d’où se détachent l’ardente Leonora de Carmen Giannattasio, l’hallucinante Azucena de Luciana D’Intino et le puissant Manrico incarné par Marco Berti."
Oui oui oui, et plus encore: l'orchestre était parfait, les musiciens du Capitole homogènes, dramatiques, soulignant sans écraser, bref, que du bonheur. D'accord aussi pour Leonora et Azucena, magnifiques, vraiment. En revanche, le ténor ne m'a pas plu du tout le soir où j'ai vu l'opéra -- falot, voix poussive : avait-il pris froid par ce temps glacial? Le Comte de Luca, en revanche, se tenait, ainsi que les seconds rôles, et le choeur était bien.
C'est l'harmonie parfaite (à mes oreilles de dilettante) du chant et de la musique qui m'ont enthousiasmée, et la puissance dramatique de Luciana D'Intino. J'hésite à mettre l'extrait de la représentation du Liceu en 2009 qui traîne sur YouTube, car elle y est beaucoup moins bien.

PS: je viens de trouver une critique avec laquelle je suis nettement plus en phase:
http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&cntnt01articleid=3416&cntnt01origid=53&cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&cntnt01dateformat=%25d-%25m-%25Y&cntnt01lang=fr_FR&cntnt01returnid=53

"

samedi 7 janvier 2012

Silence

Beaucoup aimé "The Artist" -- à l'heure où le moindre film pour enfant prend des airs d'hystérie collective cocaïnée, où les écrans sont envahis de paroles inutiles, creuses ou mensongères, et les salles de cinéma de sound surround et autres cacophonies, cet hommage au silence est roboratif.
Tiens, un peu de nostalgie :


Though my heart belong to Tyrone :-). And to King Vidor.

http://www.tcm.com/mediaroom/video/242954/Big-Parade-The-Movie-Clip-Chewing-Gum.html

jeudi 1 décembre 2011

Ta ti ta ti ta ti ta ti ta ti ta ta

"Au moment où l'on devient amoureux, à cet instant précis, il se produit en nous une musique particulière. Elle est pour chacun différente et peut survenir à des moments inattendus."
Sur ces mots commence le film, et l'air qu'on entend alors, se dit-on, n'a rien de très engageant. Et puis il prend, peu à peu, le charme de chansons sans façons qui vous trottent dans la tête. Les français sauraient-ils faire aussi de jolies comédies légères?

mardi 29 novembre 2011

Danse sociale

Mardi= soirée télé. Ce soir, jolie comédie anglaise.

mercredi 16 novembre 2011

Faux-semblants

Soirée très ennuyeuse hier soir à scanner des documents. Mais en fond sonore, j'ai découvert ce joli Brassens que je ne connaissais pas (tout arrive!):

mardi 27 septembre 2011

Quelle occhi...

E lucevan le stelle ed olezzava
la terra, stridea l’uscio
dell’orto, e un passo sfiorava la rena...
Entrava ella, fragrante,
mi cadea fra le braccia...
Oh, dolci baci, o languide carezze,
mentr’io fremente
le belle forme disciogliea dai veli!
Svanì per sempre il sogno mio d’amore...
L’ora è fuggita...
E muoio disperato!
E non ho amato mai tanto la vita!

Où le terme "Art lyrique" prend tous ses sens...



Très belle générale de la Tosca aujourd'hui au Théâtre du Capitole. Catherine Nagelstad est superbe en Floria (puissance vocale, finesse et présence sur scène). Scarpia et Mario très bien aussi. L'Orchestre plein les oreilles (bien dans la puissance dramatique, moins subtil que celui de Vienne pour Manon Lescaut, mais bon, tout le monde ne peut pas être parfait, ça se saurait...) La mise en scène classique, mais pas statique. Ambiance fort agréable (salle bourrée de lycéens, pour la plupart, sans doute leur premier opéra: super-impressionnés!).

jeudi 25 août 2011

Supercalifragilisticexpialidocious.